Archives de catégorie : Malvoyant

Produits et conseils pour les personnes dont l’acuité visuelle est diminuée

Picto travel : moteur de recherche de lieux accessibles !

En fauteuil, malvoyant, malentendant, enceinte ou accompagné de votre enfant en poussette, vous êtes nombreux à rechercher chaque jour des activités, herbergements, restaurants, services et autres lieux accessibles ! Vos recherches prennent des heures, les informations sont compliquées à trouver… Mais ça, c’était avant Picto travel !

Picto travel

 

Qu’est ce que Picto travel ?  Continuer la lecture

Téléphone portable pour déficients visuels

Dans un monde de plus en plus complexe, il est parfois nécessaire de revenir à des valeurs sûres et simple. Alto est un téléphone mobile conçu tout spécialement pour les seniors, les personnes touchées par un problème sensoriel (i.e vue, ouïe, mémoire) ou encore les personnes illettrées.

Les fonctions proposées allient technologie moderne et facilité d’utilisation. Doté de la parole ainsi que d’une interface utilisateur simplifiée, le téléphone Alto II sera désormais votre allié dans vos communications.

▼ Des malvoyants… et leurs chiens victimes de discrimination

 Contrairement à ce que prévoit la loi, certaines personnes malvoyantes, maîtres de chiens guides, se voient interdire l’accès à certains lieux publics avec leur animal, comme des commerces alimentaires. Une véritable discrimination pour ces personnes en situation de handicap.

Ce que voient les aveugles

En cette semaine pour l’emploi des personnes handicapées, l’artiste Sophie Calle met en image le monde des non-voyants.

Ce n’est pas le noir absolu. Bachir Kerroumi peut en témoigner : « Au début, je voyais beaucoup de rouge, de marron. Après, j’ai eu une période bleue. Maintenant, cela tend vers le gris. » Cet homme de 52 ans fait partie des non-voyants cités dans le beau livre de Sophie Calle Aveugles, paru cette semaine*. Installé dans un café, il complète : « Je lui ai décrit ce que je ‘voyais’. Ce n’est pas monochrome. Mon oeil gauche ‘voit’ du marron, un peu de gris. C’est scintillant, lumineux, avec un fond rose. L’oeil droit ‘voit’ toujours du noir, du gris. Cela change tout le temps… comme une couleur vivante. »

Difficile d’expliquer ce qu’il a en tête. Les sons, par exemple, vibrent en lui sous forme de couleurs. « La musique classique, explique-t-il, c’est systématiquement blanc. Mais avec des nuances : Chopin est plus clair que Mozart, blanc cassé. Le jazz devient un mélange jaune doré, avec des rayures noires, le rock une couleur bois… » La voix de la journaliste s’apparente au bleu, celle du photographe à un noir un peu clair, gris. « Je ne le contrôle pas. Ce doit être une combinaison culturelle et neurologique. »

La plus belle chose? « La mer à perte de vue »

Le livre-objet de Sophie Calle nous ouvre un chemin dans ce monde inconnu. Après avoir mis en scène un e-mail de rupture envoyé par son amant ou filmé la mort de sa mère, elle poursuit sa réflexion sur l’absence. Témoignages, photos, textes en braille, elle réunit là trois oeuvres ayant trait aux non-voyants. La première date de 1986. « J’hésitais à m’y mettre. Je craignais que ce ne soit cruel, confie l’artiste, souvent accusée de s’introduire dans la vie privée des autres. Un jour, j’ai posé la question à brûle-pourpoint à un aveugle dans la rue : ‘Vous êtes aveugle de naissance?’ Il a dit oui. Je lui ai demandé quelle était la plus belle chose à ses yeux. Il a répondu : ‘La mer, la mer à perte de vue.’ J’ai trouvé cela tellement extravagant, poétique, je me suis lancée. »

Elle rencontre donc une vingtaine de personnes nées aveugles. Résultat : des portraits noir et blanc, des yeux atrophiés, et autant de définitions de la beauté. Le vert, répond un enfant, « parce que chaque fois que j’aime quelque chose, on me dit que c’est vert. L’herbe est verte, les arbres, les feuilles, la nature… » Un homme évoque les cheveux des femmes. Un autre, Francis Lalanne. Un père, son fils aperçu en rêve. On oublierait presque que ces gens ne voient pas : « À Versailles, j’aime l’enfilade des jardins, des bassins, des pièces d’eau. C’est magnifique, décrit l’un d’eux. Il faut les voir depuis la galerie des Glaces, en les surplombant. De là vous embrassez tout, et j’aime voir l’ensemble. Mon regard plonge, on me décrit et je transpose. »

Comme il le relate dans un livre**, Bachir Kerroumi, lui, a perdu la vue à 18 ans. « J’ai eu une hémorragie des yeux. Un matin, au réveil, un voile rouge me barrait la vue. Je voyais encore la lumière et les ombres. Après, tout s’est éteint. » Un cauchemar. « En réalité, tempère- t-il aujourd’hui, on n’est pas dans le noir. Quand cela ne va pas, on peut avoir l’impression d’être dans un gouffre. Mais dès que l’on se sent mieux, on a des couleurs. On peut même ‘voir’ des étoiles! »

Dans la conversation, il conjugue facilement le verbe voir : « Dernièrement, je suis allé voir deux films, Polisse et Intouchables. En disant cela, je ne crois pas usurper quoi que ce soit. Je perçois l’atmosphère, j’entends les sons et je reconstruis l’image dans ma tête… » Il est allé une fois à une séance de cinéma en « audiovision » : une voix décrivait les scènes trop imagées. Très vite, il a enlevé son casque : « Décrire ainsi l’image, je trouvais cela pauvre… »

La dernière image qui a tout effacé

L’imaginaire s’avère infiniment plus riche. Sophie Calle a demandé à des non-voyants ce qu’ils percevaient, et l’a comparé à des citations d’artistes sur le monochrome (deuxième oeuvre, 1991). Chaque vision est très personnelle. « J’ai assisté à une scène surréaliste : un couple d’aveugles se disputait sur la couleur d’un papier peint dans sa cuisine, raconte-t-elle. L’un voulait du turquoise, l’autre trouvait cela ridicule. »

Certains non-voyants gardent des bribes de mémoire visuelle. Mais parfois, la dernière image a tout effacé. Comme ce chauffeur de taxi qui revoit parfaitement le mafioso lui tirant une balle dans la tête, mais qui a oublié le visage de ses enfants. D’autres se souviennent de la blouse blanche qui s’apprêtait à les opérer, du camion qui les a percutés. Sophie Calle collecte ces « dernières images »… et les transpose en photo (troisième oeuvre, 2010, exposée en ce moment à Istanbul).

Bachir, lui, garde en mémoire les traits de ses parents, mais préfère ne pas y penser. Il ne veut pas être plaint. Il travaille comme économiste, enseigne le judo à des voyants, et a révisé sa définition de la beauté : « Cela dépend de mes sentiments… Je m’intéresse davantage à l’être humain. Mais c’est peut-être l’âge qui me fait parler ainsi, et non mon expérience d’aveugle. »

* Éditions Actes Sud, 168 p., 79 euros.
** Le Voile rouge, Gallimard, 2009, 19 euros.

Marie Quenet – Le Journal du Dimanche

dimanche 13 novembre 2011

En France, c’est une personne sur deux qui porte des lunettes ou des lentilles

Le 13 octobre s’est déroulé la Journée Mondiale de la Vue.

 

Journée importante lorsque l’on sait qu’en France, c’est une personne sur deux qui porte des lunettes ou des lentilles correctrices. Et que près de quatre français sur dix négligent cet organe des sens, probablement par méconnaissance des risques encourus.

 

Il nous semblait alors important  de vous proposer une guide pratique « Mieux vivre la baisse de la vue » qui vous donnera toutes les ressources, conseils et aides techniques afin de vous faciliter la vie.

ODIMO, la 1ère console de jeux électroniques qui révolutionne les loisirs des personnes malvoyantes.

Pas besoin de lire, ni d’écrire, juste de réfléchir !

ODIMO a été conçue pour ceux qui ne peuvent plus lire ni écrire. Son ergonomie est spécialement adaptée aux personnes atteintes de cécité totale ou partielle, de DMLA, ect.

Première console de jeux basée uniquement sur la reconnaissance vocale, elle permet de multiples applications ludiques : mots croisés, mots fléchés, quiz, jeux de dés.
ODIMO permet aux personnes malvoyantes de retrouver des loisirs interactifs dont elles étaient privées.

ODIMO permet de jouer seul ou à plusieurs.  Les personnes de tout âge retrouvent ainsi le plaisir de jouer seules, en famille ou entre amis.

Chez Tous Ergo, nous vous proposons cette console, Profitez-en !

console ODIMO

console ODIMO

Marion

Un malvoyant bat le record du monde vitesse

Luc Costermans

Luc Costermans

Au volant de sa Lamborghini Gallardo, un bolide de 520 chevaux, Luc Costermans arrive presque à voir la route.
En effet, ce quadragénaire non-voyant depuis 4 ans, ancien cadre commerciale vient de pulvériser le record du monde de vitesse des malvoyants.

Il a battu son prédécesseur, un Anglais, de 32km/h en atteignant la vitesse de 300km/h sur 3km, en 48 secondes. Aidé d’un copilote qui lui indique la trajectoire adéquate ainsi que les différentes textures du sol, le champion témoigne : « il y aura un peu de stress parce que là, nous ne sommes pas sur la playstation […] il est difficile de garder la voiture dans l’axe »

Une image forte qui change le point de vue que certains ont du handicap, c’est le but recherché par Monsieur Costermans qui dit lui-même « je souhaite rapprocher le monde des valides de celui des non valides en montrant que l’on n’est pas si différents ».

Pari réussit pour un aventurier de l’exploit qui prouve ses dires si bien au volant d’un quad, qu’à celui d’un scooter des mers ou à bord d’un parapente.

Directeur bénévole de l’association « Les non-voyants et leurs drôles de machines », Monsieur Costermans se bat contre son Handicap et pour cela, il impose un grand respect, autant à ses proches qu’à ceux comme moi qui entendent parler de ses exploits.